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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 22:11
Comment ont évolué les inégalités régionales dans les pays développés ?

Les inégalités de revenu sont particulièrement fortes entre les régions. Par exemple, l’Ile-de-France a beau représenter 2,2 % du territoire français, elle concentre pourtant 18,8 % de la population française et produit 31 % du PIB français [Diez et alii, 2015]. En 2010, le niveau de vie d’un Francilien était 1,66 fois plus élevé que le niveau de vie moyen en France et même 2,21 fois plus élevé que celui d’un habitant du Limousin, la région la plus pauvre de France. Ces inégalités régionales étaient déjà très importantes un siècle et demi auparavant. En effet, en 1860, l’Ile-de-France était déjà la région la plus riche de France. Le niveau de vie de ses habitants représentait alors le double du niveau de vie moyen français et était 3,13 fois plus élevé que celui des habitants de la région la plus pauvre alors, en l’occurrence la Bretagne [Combes et alii, 2011].

Plusieurs études ont suggéré que les inégalités de revenu régionales ont suivi une forme en cloche, en croissant lors du décollage de la croissance, au début de l’industrialisation et de l’intégration des marchés, puis en déclinant par la suite. Autrement dit, les inégalités régionales suivraient une sorte de courbe de Kuznets. En l’occurrence, lors des premières étapes de l’industrialisation, quand s’amorce la croissance, les activités industrielles à forte valeur ajoutée tendraient à se concentrer dans un ensemble limité de lieux, laissant le reste du territoire héberger les activités les moins productives comme les activités agricoles. Avec la baisse des coûts de transport, il est de moins en moins nécessaire pour les entreprises de localiser leurs établissements à proximité des gisements de ressources naturelles et des fournisseurs, tandis que les avantages d’une concentration deviennent de plus en plus manifestes. Les inégalités spatiales ont alors tendance à s’auto-renforcer : par le jeu des économies d’échelle et des externalités d’agglomération, un lieu tend à attirer d’autant plus les activités productives et les travailleurs les plus qualifiés qu’il en concentre déjà beaucoup. La concentration n’est toutefois pas sans coûts : par exemple, le prix des terrains et de l’immobilier augmentent, les phénomènes de congestion (comme les bouchons sur la route) se multiplient, le temps de trajet des travailleurs entre leur domicile et leur travail augmentent, etc. Ainsi, les avantages de la concentration déclinent au cours du temps et, à partir d'un certain moment, les activités productives finissent par se disperser à nouveau.

Jeffrey Williamson (1965) constate précisément au niveau empirique que les inégalités régionales de revenu par tête ont connu une telle évolution en forme de cloche aux Etats-Unis, en atteignant leur pic au début du vingtième siècle. Un tel phénomène a également été observé dans les pays européens, notamment en France. Par exemple, selon Pierre-Philippe Combes, Miren Lafourcade, Jacques-François Thisse et Jean-Claude Toutain (2011), la répartition spatiale des activités industrielles et tertiaires a connu une évolution en forme de cloche en France depuis le milieu du dix-neuvième siècle : la concentration spatiale s’est accrue entre 1860 et 1930, puis les activités se sont plus également réparties entre les départements de 1930 à 2000. Alfonso Diez, Joan Ramón Rosés et Teresa Sanchis (2015) estiment que les inégalités entre les régions françaises ont eu tendance à augmenter entre 1860 et 1896, c’est-à-dire lors des premières étapes de l’industrialisation, puis à refluer entre 1896 et 1982.

Toutefois, ce processus semble s'être de nouveau inversé ces dernières décennies, comment le suggèrent notamment Felix Arnold et Hansjörg Blöchliger (2016). Ces derniers ont étudié comment les écarts en termes de PIB par tête entre 281 régions des pays de l’OCDE ont évolué entre 1995 et 2013. Ils constatent qu’en 2013, le PIB par tête des pays les plus riches (en l’occurrence du Luxembourg) était quatre fois plus élevé que celui du pays développé le plus pauvre (en l’occurrence le Chili). Le PIB par habitant de la région la plus riche (en l’occurrence le Luxembourg) était dix fois plus élevé que celui de la région la plus pauvre (en l’occurrence, l’Araucanie, au Chili). Entre 1995 et 2013, le PIB par tête s’est accru dans tous les pays, sauf en Grèce. La hausse du niveau de vie est la plus élevée dans les pays les moins développés, ce qui indique qu’un phénomène de rattrapage a été à l’œuvre.

Mais lorsqu’ils comparent l’ensemble des régions de leur échantillon les unes avec les autres, Arnold et Blöchliger constatent que les inégalités de PIB des régions, mesurées par un coefficient de Gini, ont diminué entre 1995 et 2013. Mais, au cours de cette même période, les inégalités entre les régions au sein de chaque pays, mesurées également par un coefficient de Gini, ont eu tendance à augmenter. Autrement dit, les inégalités entre les pays développés se sont réduites, mais les inégalités au sein de chaque pays développé ont eu tendance à augmenter. Et ce malgré le fait que l’ensemble des PIB régionaux aient eu tendance à augmenter : les régions les plus avancées ont eu tendance à s’enrichir plus rapidement que les régions les plus pauvres. Les plus fortes hausses des inégalités régionales ont été observées dans les pays qui appartenaient au bloc soviétique, en l’occurrence la Pologne, la République tchèque et la Hongrie.

Ces résultats sont notamment cohérents avec ceux obtenus par Sanchis et alii dans le cas français. Ces derniers notent que les dernières décennies du vingtième siècle ont été marquées par une nouvelle hausse des inégalités régionales en France ; ces dernières sont même revenues au niveau qu’elles atteignaient lors des années trente.

De son côté, The Economist (2016) note que les inégalités de revenu se sont accrues entre les régions les plus riches et les régions les plus pauvres dans chaque pays de la zone euro depuis la crise financière. Par exemple, le niveau de vie de la Calabre, la région la plus pauvre d’Italie, représente 40 % de celui de la province de Bolzano, la région la plus riche d’Italie, contre 45 % en 2007. Les autres régions pauvres du reste de la zone euro ont vu leur revenu chuter, tant en termes relatifs qu’en termes absolus. L’Allemagne constitue toutefois une exception, puisque le PIB par tête de l’ex-RDA (à l’exclusion de Berlin) s’élève à 67 % de celui de l’ex-RFA. Toutefois, l’essentiel du rattrapage en Allemagne s’est opéré au début des années quatre-vingt-dix, immédiatement suite à la réunification ; il ne s'est poursuivi par la suite que lentement. The Economist met l’accent sur deux possibles facteurs susceptibles d'expliquer la divergence entre les niveaux de vie régionaux : la désindustrialisation et l’austérité budgétaire. Les emplois de la fonction publique et les revenus de transfert ont en effet décliné, et ce peut-être tout particulièrement dans les régions les pauvres, c’est-à-dire celles qui en avaient le plus besoin. En analysant 13 pays européens sur la période s’écoulant entre 1980 et 2008, Luca Agnello, Giorgio Fazio et Ricardo Sousa (2016) ont constaté que les inégalités régionales ont eu tendance à se détériorer suite aux épisodes de consolidations budgétaires, en particulier lorsque ces derniers ont été amples et se sont appuyés sur une réduction des dépenses publiques plutôt que sur des hausses d’impôts. Autrement dit, le creusement des inégalités régionales est susceptible de se poursuivre dans la zone euro, dans la mesure où les autorités continuent sur la réduction des déficits publics.

 

Références

AGNELLO, Luca, Giorgio FAZIO & Ricardo M. SOUSA (2016), « National fiscal consolidations and regional inequality in Europe », in Cambridge Journal of Regions, Economy and Society, vol. 9, n° 1.

ARNOLD, Felix, & Hansjörg BLÖCHLIGER (2016), « Regional GDP in OECD countries: How has inequality developed over time? », OCDE, economics department working paper, n° 1329.

COMBES, Pierre-Philippe, Miren LAFOURCADE, Jacques-François THISSE & Jean-Claude TOUTAIN (2011), « The rise and fall of spatial inequalities in France: A long-run perspective », in Explorations in Economic History, vol. 48, n° 2.

DIEZ, Alfonso, Joan RAMÓN ROSÉS & M. Teresa SANCHIS (2015), « Regional inequality in France 1860‐2010: Structural change dynamics », document de travail.

The Economist (2016), « The gap between poor and rich regions in Europe is widening », 29 octobre.

WILLIAMSON, Jeffrey G. (1965), « Regional inequality and the process of national development », in Economic Development and Cultural Change, vol. 13, n° 4.

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 15:11
Qui sont les 1 % les plus riches au monde ?

Ces dernières décennies, l’essor des pays émergents, en particulier de la Chine et de l’Inde, a bouleversé l’économie mondiale et notamment la répartition mondiale des revenus. Des millions de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté et les inégalités mondiales de revenu ont décliné (cf. graphique 1), marquant l’émergence de ce que certains considèrent comme une véritable classe moyenne mondiale.

GRAPHIQUE 1  Indicateurs d’inégalités mondiales

Qui sont les 1 % les plus riches au monde ?

source : Anand et Segal (2016)

Les inégalités de revenu et de patrimoine restent toutefois fortement marquées. Plusieurs études, notamment celles réalisées par Thomas Piketty, se sont penchées sur la part du revenu national et la part du patrimoine national détenues par les plus aisés au sein de chaque pays : elles suggèrent notamment que les 1 % les plus riches (le centile supérieur) dans les pays développés détiennent une part croissante du revenu national et du patrimoine national depuis les années soixante-dix [Alvaredo et alii, 2013]. Par contre, le sommet de la répartition mondiale des revenus reste encore peu exploré. Les économistes du Crédit Suisse notent toutefois que les 1 % des plus riches au monde possédaient 49 % de la richesse mondiale en 2000 ; cette part a ensuite atteint un minimum à 44 % en 2009, avant de s’accroître à nouveau et d’atteindre 50 % en 2015. De son côté, Oxfam estime qu’en 2015, 62 individus cumulaient ensemble autant de richesse que la moitié de l’humanité, c’est-à-dire 3,6 milliards de personnes. Les récents bouleversements de l’économie mondiale sont susceptibles de profondément modifier la répartition des catégories les plus riches au monde. Par exemple, la liste des milliardaires tenue par Forbes n’incluait aucun Chinois en 1996 ; elle en incluait 2 en 2005, 64 en 2010. En 2016, parmi les 1.810 milliardaires que cette liste recense, 251 étaient chinois. Autrement dit, 14 % des milliardaires étaient chinois.

GRAPHIQUE 2  Part du revenu mondial détenue par les 10 % les plus riches

Qui sont les 1 % les plus riches au monde ?

source : Anand et Segal (2016)

Sudhir Anand et Paul Segal (2016) ont récemment cherché à étudier en détails la composition des 1 % les plus riches au monde et son évolution entre 1988 et 2012 en utilisant les données d’enquêtes réalisées auprès des ménages et les données sur les hauts revenus tirées des données  fiscales. Ils constatent qu’un ménage devait avoir en 2012 un revenu par tête supérieur à 50.000 dollars PPA pour appartenir au centile supérieur de la répartition mondial. C’était le cas d’environ 64,2 millions de personnes, soit l’équivalent de la population française. Pour de nombreux pays développés, ce sont les 5 à 8 % des plus riches nationaux qui appartiennent au 1 % des plus riches mondiaux. Outre les membres de l’élite nationale, il s’agit de chefs entreprises ou de « super-cadres », pour reprendre l’expression de Thomas Piketty (2016). Parmi les pays en développement, c’est le Brésil qui possède la part de la population nationale appartenant aux 1 % des plus riches mondiaux la plus importante : les 1,7 % des Brésiliens les plus riches appartiennent au 1 % les plus riches au monde. Dans la plupart des autres pays en développement, cette part est bien inférieure à 1 %. Très souvent, dans les pays en développement, il s’agit de cadres supérieurs travaillant dans des grandes entreprises. Pour appartenir au 0,1 % des individus les plus riches au monde, un individu devait gagner en 2012 un revenu supérieur à 177.000 dollars PPA. Aux Etats-Unis, c’est le cas des 1 % les plus riches ; au Japon, en Allemagne, en France et aux Royaume-Uni, c’est le cas de 0,3 à 0,5 % des plus riches. Au niveau mondial, cette catégorie regroupe environ 6,4 millions de personnes. Leurs revenus moyens sont environ 67 fois plus élevés que le revenu moyen en parités de pouvoir d’achat.

GRAPHIQUE 3 Part du revenu mondial détenue par les 1 % les plus riches

Qui sont les 1 % les plus riches au monde ?

source : Anand et Segal (2016)

En outre, Anand et Segal constatent que la part des habitants des pays en développement par les 1 % les plus riches a diminué jusqu’à 2002, puis augmente significativement à partir de 2005. Autrement dit, la part des habitants des pays développés parmi les 1 % plus riches au monde a augmenté, puis décliné. En effet, elle s’élève à 79 % en 2012, alors qu’elle était comprise entre 86 %-90 % entre 1988 et 2005. Ainsi, la majorité des 1 % les plus riches au monde est toujours issue des pays développés. Même si les Chinois sont surreprésentés parmi les milliardaires, ils demeurent encore relativement peu présents par les 1 % et les 0,1 % les plus riches au monde. Malgré la forte croissance économique dont il a également jouit, l’autre grand pays émergent qu’est l’Inde n’a pas non plus vu la part de ses habitants présents parmi les 1 % les plus riches au monde s’accroître énormément.

Le point tournant dans l’évolution dans la répartition du centile supérieur mondial se situe donc aux alentours de 2005 et il coïncide ainsi avec le retournement dans l’évolution des inégalités mondiales. C’est bien la convergence des pays en développement vis-à-vis des pays développés qui a contribué à la fois à la réduction des inégalités mondiales et à la présence croissante des pays en développement parmi le centile supérieur de la répartition mondiale. Ces deux dernières tendances ont été renforcées par la crise financière mondiale qui a durablement freiné la croissance dans les pays développés. Elles sont susceptibles de se poursuivre aussi longtemps que la croissance est plus forte dans les pays en développement que dans les pays avancés. 

 

Références

ALVAREDO, Facundo, Anthony B. ATKINSON, Thomas PIKETTY & Emmanuel SAEZ (2013), « The top 1 percent in international and historical perspective », NBER, working paper, n° 19075.

ANAND, Sudhir, & Paul SEGAL (2016), « Who are the global top 1%? », Université d'Oxford, department of economics discussion paper.

PIKETTY, Thomas (2013), Le Capital au XXIe siècle.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 22:15
Que mesurent vraiment les statistiques d'IDE ?

Les économistes et les responsables politiques considèrent les investissements directs à l’étranger (IDE) comme des flux de capitaux favorables à la croissance à long terme des économies qui les reçoivent. En effet, ils permettent à ces derniers d’accroître leurs capacités de production en utilisant l’épargne étrangère. Ainsi, les IDE contribuent à ce que les pays en développement évitent de basculer ou de rester piégés dans une trappe à sous-développement en raison de leur faible épargne domestique. D’autre part, les flux IDE sont a priori relativement stables, dans la mesure où leurs initiateurs suivent une stratégie de long terme et observent l’évolution des fondamentaux à moyen terme pour prendre leurs décisions. Par contre, les autres flux de capitaux, notamment les flux de portefeuille, sont souvent considérés comme plus volatiles et ils peuvent être déstabilisateurs. Par exemple, ils semblent avoir joué un rôle déterminant dans les épisodes de crises de change que les pays émergents ont pu connaître par le passé. Ainsi, lorsqu’il est question de contrôles des capitaux, ce sont précisément des flux de capitaux comme les flux de portefeuille que ces mesures cherchent avant tout à restreindre, tandis que les économistes et les responsables politiques tendent à en exempter les IDE.

Olivier Blanchard et Julien Acalin (2016) se sont penchés sur les flux d’IDE tels qu’ils sont mesurés dans les balances de paiements en utilisant les données trimestrielles relatives aux entrées et sorties d’IDE dans 25 pays émergents entre le premier trimestre 1990 et le quatrième trimestre 2015. Ils ont tiré de leur analyse plusieurs constats qui remettent en question l’image que la littérature et les déclarations publiques donnent habituellement aux IDE.

Par exemple, on s’attendrait à ce qu’il n’y ait aucune corrélation entre, d’une part, les IDE entrants et, d’autre part, les IDE sortants ou alors qu’il y ait une corrélation négative entre eux. En effet, si un pays apparaît comme attractif aux yeux des investisseurs étrangers, il serait étonnant que les investisseurs domestiques trouvent plus rentable d’investir à l’étranger. Ainsi, on s’attendrait à ce que les IDE entrants soient d’autant plus élevés que les IDE sortants soient faibles (et réciproquement). Or, Blanchard et Acalin mettent en évidence une corrélation positive assez élevée entre les IDE sortants et les IDE entrants. Ils en concluent alors qu’une grande partie de ce que l’on mesure dans plusieurs pays comment étant des IDE entrants sont en fait que des flux de capitaux qui transitent en leur sein, très certainement pour profiter d’une fiscalité plus favorable, et qu’ils ont en fait un tout autre pays pour destination finale. Ce problème est reconnu depuis longtemps, aussi bien par les statisticiens travaillant sur les IDE que par les autorités publiques elles-mêmes, mais Blanchard et Acalin mettent en évidence une corrélation bien plus large qu’attendu.

A la différence des autres flux de capitaux, notamment des flux de portefeuille, on pourrait s’attendre à ce que les flux d’IDE soient peu sensibles au taux d’intérêt de la Fed, du moins à court terme. Certes, si la Fed assouplit sa politique monétaire, les flux de portefeuille et surtout les flux d’endettement devraient davantage s’orienter vers les pays émergents, afin d’y profiter de plus hauts rendements, mais aussi les flux d’IDE ne devraient a priori pas réagir à l’assouplissement de la politique monétaire américaine. Or, Blanchard et Acalin constatent que les entrées d’IDE dans les pays émergents tendent à augmenter suite à une baisse du taux directeur de la Fed et même à augmenter plus rapidement que les flux d’endettement. En outre, on pourrait s’attendre à ce que les sorties d’IDE en provenance des pays émergents ne réagissent pas à une baisse du taux directeur de la Fed ou, alors, qu’elles baissent suite à celle-ci. Or, Blanchard et Acalin constatent que les IDE sortants des pays émergents tendent au contraire à s’accroître lorsque la Fed assouplit sa politique monétaire. Ces deux constats amènent ainsi les auteurs à considérer qu’une grande partie des flux de capitaux enregistrés comme flux d’IDE s’apparentent en fait davantage à des flux d’endettement, dans la mesure où ils répondent davantage aux changements de court terme de la politique monétaire américaine plutôt qu’aux fondamentaux de moyen terme des pays qui les génèrent et des pays qui les reçoivent.

 

Référence

BLANCHARD, Olivier, Blanchard & Julien ACALIN (2016), « What does measured FDI actually measure? », PIIE, policy brief, n° 16-17, octobre.

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