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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 22:25

En raison du manque de données disponibles pour des époques reculées, beaucoup ont cherché à quantifier le développement économique des pays avant la Révolution industrielle en s’appuyant sur les salaires réels [Broadberry et alii, 2011]. Dans le cas de l’économie britannique, ce sont les travaux de Phelps Brown et Hopkins (1955) qui font figure de référence. Ceux-ci ont suggéré qu’il n’y avait pas eu de véritable tendance dans l’évolution des salaires réels journaliers des manœuvres entre la fin du treizième siècle et le milieu du dix-neuvième siècle. C’est notamment en s’appuyant sur les salaires réels que certains comme Gregory Clark (2010) ont cherché à construire le PIB britannique de l’ère préindustrielle, non pas via le côté production, mais via le côté revenu. Ces divers travaux ont suggéré que l’économie britannique avait connu une stagnation des niveaux de vie avant la Révolution industrielle. Au terme de son étude, Clark rejette l’idée qu’il y ait eu entre 1300 et 1800 une longue période croissance « smithienne », c’est-à-dire basée sur l’approfondissement de la division du travail impulsée par l’expansion géographique des marchés. Les revenus au début de la Révolution industrielle n’étaient pas plus élevés que quatre siècles plus tôt, ce qui tend à confirmer que l’économie britannique était jusqu’alors piégée dans un régime de croissance malthusien. Pour autant, Clark constate qu’il y a eu une période de faible croissance du PIB par tête qui débuta autour de 1600, si bien que l’accélération de la croissance associée à la Révolution industrielle n’a pas été aussi brutale que beaucoup ont pu le penser. 

Plusieurs raisons amènent toutefois à douter que l’économie britannique ait connu une longue stagnation durant les siècles qui ont précédé la révolution industrielle [Broadberry et alii, 2011]. D’un côté, divers éléments suggèrent que cette période fut au contraire marquée par une amélioration du niveau de vie, comme la diversification des régimes alimentaires, l’introduction de biens de consommation nouveaux et moins chers, l’accroissement des patrimoines légués par les testateurs, la lente éradication des famines, le recul de l’analphabétisme, la diversification des professions, l’approfondissement de l’urbanisation, etc. D’un autre côté, beaucoup, notamment Angus Maddison (2007) et même Phelps Brown et Hopkins, ont souligné qu’il pouvait être trompeur de chercher à déduire l’évolution du PIB par tête à partir des salaires réels. 

Dans un ambitieux ouvrage, Stephen Broadberry, Bruce Campbell, Alexander Klein, Mark Overton et Bas van Leeuwen (2015) ont cherché à donner une meilleure image de l’économie britannique au Moyen-âge et au début de l’ère moderne. Ils ont fourni de nouvelles estimations annuelles du PIB réel (non plus en le construisant via le côté revenu, mais via le côté production), de la population et de la production réelle dans les secteurs agricole, industriel et tertiaire entre 1270 et 1870. Leur ouvrage présente plusieurs conclusions [Crafts et Mills, 2016]. Premièrement, au cours des 500 années qui ont précédé la Révolution industrielle, l’économie britannique n’était ni en stagnation, ni en déclin. La croissance annuelle du PIB réel par tête était légèrement positive : elle s’élevait en moyenne à 0,2 %, si bien que le PIB par tête a quasiment doublé entre 1270 et 1700, puis à nouveau entre 1700 et 1870, avec la Révolution industrielle. L’ouvrage rejoint les conclusions de Roger Fouquet et Stephen Broadberry (2015) en montrant que les pays européens sont loin d’avoir connu une longue stagnation de leurs niveaux de vie avant la Révolution industrielle, mais que ces derniers ont en fait fortement fluctué. Deuxièmement, cette croissance a eu deux principales composantes : un fort accroissement du niveau du PIB réel par tête associée à l’épidémie de la peste qui a divisé de moitié la population, puis pour la première fois un taux de croissance tendancielle positif au cours de la seconde moitié du dix-septième siècle. Troisièmement, l’économie britannique n’a pas connu de renversements de croissance (growth reversals) : au contraire, la stabilité et la croissance ont prévalu sur le déclin du PIB réel par tête, si bien que les gains en termes de niveaux de revenu se sont révélés soutenus sur le long terme. Quatrièmement, la Révolution industrielle a marqué une transition entre un régime de croissance « smithien » et un régime de croissance moderne, caractérisé par une nouvelle accélération du taux de croissance tendancielle du PIB réel par tête, par une forte croissance de la population et par des avancées technologiques.

Nicholas Crafts et Terence Mills (2016) ont récemment cherché à juger de la validité du travail de Broadberry et alii. En utilisant un filtre à la Hodrick-Prescott, ils constatent que la croissance tendancielle du PIB par tête britannique s’est élevée en moyenne à 0,2 % par an entre 1270 et 1770. Cette période qui a précédé la Révolution industrielle est toutefois marquée par différentes sous-périodes. Entre 1400 et le milieu du dix-septième siècle, c’est-à-dire entre l’épidémie de peste et la guerre civile, la croissance tendancielle du niveau de vie fut en moyenne approximativement nulle. Elle s’est accélérée au dix-huitième siècle, suite à la Révolution industrielle et aux guerres napoléoniennes, pour atteindre environ 0,3 % par an. Autrement dit, une accélération significative de la croissance britannique a eu lieu avant la Révolution industrielle. Après celle-ci, la croissance du PIB réel par tête s’est de nouveau accélérée et a atteint en moyenne à 1,25 % par an.

Crafts et Mills se sont ensuite demandé si l’économie britannique n’a effectivement pas connu de renversement de croissance. Ils se penchent sur l’impact de l’épidémie de peste. Cette dernière a certes permis de fortement accroître le niveau de vie en réduisant la taille de la population, mais pas son rythme de croissance. En effet, le taux de croissance tendanciel du PIB réel par personne était de 0,03 % par an que ce soit avant 1350 ou après 1400, mais au cours de cette seconde période, le niveau de vie était supérieur de 40 % au niveau qu’il atteignait avant l’épidémie. Plus largement, suite à un quelconque choc, l’économie britannique a su rapidement retourner à sa trajectoire tendancielle. Au cours de la seconde moitié du dix-septième siècle, la croissance tendancielle du PIB réel par personne a été significativement supérieure à zéro, ce qui suggère que l’ère malthusienne était bel et bien terminée.

 

Références

BROADBERRY, Stephen, Bruce M. S. CAMPBELL, Alexander KLEIN, Mark OVERTON & Bas VAN LEEUWEN (2011), « British economic growth, 1270-1870: An output-based approach », London School of Economics, document de travail.

BROADBERRY, Stephen, Bruce M. S. CAMPBELL, Alexander KLEIN, Mark OVERTON & Bas VAN LEEUWEN (2015), British Economic Growth, 1270-1870, Cambridge University Press.

CLARK, Gregory (2010), « The macroeconomic aggregates for England, 1209-2008 », in Research in Economic History, vol. 27.

CRAFTS, Nicholas, & Terence C. MILLS (2016), « Six centuries of British economic growth: a time-series perspective », Université de Warwick, working paper, n° 297, août.

FOUQUET, Roger, & Stephen BROADBERRY (2015), « Seven centuries of European economic growth and decline », in Journal of Economic Perspectives, vol. 29, n° 4, automne.

MADDISON, Angus (2007), Contours of the World Economy, 1-2030 AD: Essays in Macro-Economic History, Oxford University Press.

PHELPS BROWN, Henry, & Sheila V. HOPKINS (1955), « Seven centuries of building wages », in Economica, 22, 195-206.

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 22:59

La première université, dans le sens moderne du terme, a été fondée en 1088 à Bologne, en Italie. En l’occurrence, il s’agissait d’une communauté administrativement autonome, qui proposait des cours, délivrait des diplômes reconnus publiquement, poursuivait des objectifs de recherche et cherchait à s’émanciper des institutions religieuses. Depuis, de nombreuses universités ont été créées à travers le monde. En 1900, seulement un jeune sur cent dans le monde était passé par les bancs de l’université ; un siècle plus tard, cette part s'élève à un jeune sur cinq [Valero et Van Reenen, 2016]. L’expansion des universités a été particulièrement rapide à partir de 1950. En effet, avant la Seconde Guerre mondiale, beaucoup craignaient une qualification excessive de la population. Ce n’est qu'après les années quarante que prédomine l’opinion selon laquelle l’éducation joue un rôle essentiel dans la croissance économique et les avancées sociales. Pour autant, les craintes demeurent aujourd’hui, certains continuant de développer la thèse d’une « inflation scolaire » contribuant au déclassement d’une part de la population, notamment dans un pays développé comme la France.

Les historiens économiques ont suggéré que les universités avaient pu jouer un rôle déterminant durant la Révolution commerciale qui bouleversa l’Europe à partir du treizième siècle à travers le développement d’institutions légales, puis durant la Révolution industrielle qui débuta à la fin du dix-huitième siècle grâce à leur rôle dans la création et la diffusion du savoir. Selon Anna Valero et John Van Reenen (2016), il y a en effet plusieurs canaux à travers lesquels les universités sont susceptibles de stimuler la croissance économique. En l'occurrence, les universités « produisent » du capital humain, c’est-à-dire à doter les travailleurs de nouvelles qualifications. Or les travailleurs qualifiés tendent non seulement à être plus productifs que les autres, mais aussi plus innovants. Ainsi, les études tendent à confirmer que la croissance est positivement corrélée avec le volume de capital humain (mesuré par le nombre d’années d’études) ou, tout du moins, avec la qualité de l’éducation (mesurée par les performances aux tests PISA), comme l’ont notamment étudié Alan Krueger et Mikael Lindahl (2001) ou encore Eric Hanushek et Ludger Woessmann (2008). Les universités n’ont pas qu’un impact indirect sur l’innovation : elles constituent également elles-mêmes un lieu d’innovation. Elles peuvent aussi stimuler l’activité économique plus indirectement en favorisant les institutions propices à la croissance. En effet, non seulement elles fournissent une plateforme pour le débat démocratique et l’échange d’idées, mais elles dotent aussi les citoyens de compétences utiles pour la participation politique. Enfin, plus simplement, d’un point de vue que l'on peut qualifier de « keynésien », les universités peuvent stimuler la croissance en alimentant la demande globale : non seulement le personnel et les étudiants consomment, mais les universités elles-mêmes doivent acheter des biens et services pour fonctionner.

Adoptant un strict point de vue économique, Valero et Van Reenen ont alors cherché à identifier l'impact agrégé de l'expansion universitaire. Pour cela, ils ont développé une nouvelle base de données en utilisant les données de l’UNESCO à propos de la localisation de près de 15.000 universités dans environ 1.500 régions, appartenant à 78 pays, puis ils ont analysé ces données pour la période comprise entre 1950 et 2010 en prenant en compte le possible impact des facteurs démographiques et géographiques. Ils constatent que la hausse du nombre d’universités est positivement corrélée avec la croissance future du PIB par tête. En outre, des effets de débordement positifs associés aux universités sont à l’œuvre : ces dernières stimulent non seulement la croissance locale, mais également l’activité dans les régions voisines. En l’occurrence, leurs estimations suggèrent qu’un doublement du nombre d’universités dans une région donnée est susceptible d’accroître le PIB par tête de la région de 4 % et celui de l’ensemble du pays de 0,5 % dans les cinq années suivantes. Bien sûr, les universités ne sont pas égales, en termes de taille ou de qualité. Par exemple, Valero et Van Reenen observent que les universités orientées vers la recherche dans les économies technologiquement avancées semblent davantage importer pour la croissance.

En creusant davantage, Valero et Van Reenen en concluent que la relation entre la croissance économique et les universités ne s’explique pas par une causalité inverse. Elle ne s’explique pas non plus par les seules dépenses directes de l’université, de son personnel ou de ses étudiants. Une partie des effets bénéfiques des universités sur la croissance économique passe par l’accroissement de l’offre de capital humain et la stimulation de l’innovation, mais ces deux canaux sont faibles en termes de magnitude. Enfin, ils constatent qu’au sein les pays, une plus forte présence historique des universités est associée à des attitudes plus propices à la démocratie.

 

Références

HANUSHEK, Eric A., & Ludger WOESSMANN (2008), « The role of cognitive skills in economic development », in Journal of Economic Literature, vol. 46, n° 3.

KRUEGER, Alan B., & Mikael LINDAHL (2001), « Education for growth: Why and for whom? », in Journal of Economic Literature, vol. 39, n° 4.

VALERO, Anna, & John VAN REENEN (2016), « The economic impact of universities: Evidence from across the globe », CEP, discussion paper, n° 1444, août.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 09:05

Le lundi 15 septembre 2008, Lehman Brothers se déclare en faillite. La banque d’investissement américaine avait en effet subi de larges pertes sur les investissements immobiliers entre 2007 et 2008, ce qui avait peu à peu égratigné sa solvabilité. Plusieurs institutions financières perdirent confiance envers elle et cessèrent de lui prêter, ce qui accrut démesurément ses besoins de liquidité. Si Lehman Brothers se déclara en faillite aux premières heures du 15 septembre, c’est tout simplement parce qu’elle ne disposait alors plus de liquidité pour assurer ses services au cours de la journée. Les marchés financiers réagirent extrêmement mal à la nouvelle. Les cours boursiers s’écroulèrent tout d’abord aux Etats-Unis, puis dans le reste du monde. Ce qui n’était initialement, au début de l’année 2007, qu’une crise relativement limitée à un sous-compartiment du crédit hypothécaire américain (le crédit « subprime ») et était devenu au fil des mois une crise financière internationale attint alors son apogée. L’événement contribua certainement par là même à la sévérité de la Grande Récession.

Aux Etats-Unis, Lehman Brothers est la seule institution de grande échelle qui ait été contrainte à faire faillite durant la crise financière. Les autres, comme Bear Stearns et AIG, ont connu des crises de liquidité, mais elles ont échappé à la faillite car elles reçurent des prêts d’urgence de la part de la Réserve fédérale. Laurence Ball (2016) s’est alors demandé pourquoi la Fed n’a pas sauvé Lehman Brothers. Certains ont suggéré que les responsables de la Fed ont subi des pressions politiques en défaveur d’un sauvetage de Lehman Brothers. D’autres pensent que ces mêmes responsables ont cherché à ne pas créer ou plutôt à ne pas aggraver un risque moral : en sauvant Lehman Brothers, une banque qui s’est retrouvée en difficultés parce qu’elle a multiplié les prises de risque et qui a contribué par là même aux déséquilibres qui ont mené à la crise financière, la Fed aurait signalé aux autres institutions financières qu’elles seraient aussi certainement secourues si elles se retrouvaient dans la même situation, ce qui les aurait alors incité à prendre davantage de risques. En laissant Lehman Brothers faire faillite, la Fed aurait ainsi « donné une leçon » au secteur bancaire et contribué au maintien futur de la stabilité financière en freinant les prises de risque. Enfin, certains ont suggéré que les responsables de la Fed ont sous-estimé les dommages que provoquerait la faillite de Lehman Brothers sur le système financier et sur l’économie réelle.

Toutefois, les responsables de la Fed, en particulier Ben Bernanke qui était alors à sa tête fin 2008, ont clairement indiqué qu’aucune de ces trois interprétations n’est correcte. Ils ont déclaré qu’ils n’étaient pas en soi contre l’idée de sauver Lehman Brothers, mais qu’ils manquaient de l’autorité légale pour le faire, parce que la banque d’investissement ne possédait pas suffisamment de collatéraux pour emprunter les liquidités dont elle avait besoin. En effet, lorsque la Fed prête à une institution financière, la première exige que la seconde possède suffisamment de collatéraux pour la protéger si l’emprunteur fait défaut. L’emprunteur peut certes être illiquide à l’instant du prêt, mais il doit rester solvable (ce qui s’inscrit dans la conception du prêteur en dernier ressort développée par Bagehot). Ou, pour le dire encore autrement, la banque centrale n’a le droit de prêter qu’aux banques qui seront a priori capables de la rembourser. Bernanke lui-même a pu déclarer que la Fed n’aurait pu sauver Lehman Brothers qu’en violant la loi.

Au terme d’un travail de quatre ans l’ayant conduit à rédiger un long manuscrit de 214 pages, Laurence Ball en est venu à la conclusion que cette explication est inexacte. D’une part, ce n’est pas un apparent manque d’autorité légale qui a empêché la Fed de ne pas sauver Lehman Brothers. D’autre part, la Fed avait l’autorité légale pour sauver Lehman Brothers. En consultant les délibérations des autorités avant la faillite de Lehman Brothers, Ball estime ne trouver aucune trace suggérant qu’elles aient effectivement examiné l’adéquation des collatéraux de la banque d’investissement ou que des barrières juridiques les empêchèrent d’aider cette dernière. En examinant les finances de cette dernière, Ball en conclut qu’elle avait suffisamment de collatéraux pour obtenir un prêt de la part de la Fed. Non seulement ce prêt aurait selon lui empêché une faillite désordonnée et n’était que peu risqué pour la banque centrale, mais il aurait très certainement permis à Lehman Brothers de survivre, du moins si les conditions du prêt étaient les mêmes que celles dont ont pu bénéficier les autres banques d’investissement. (1) Ball estime que si Lehman Brothers avait obtenu un tel prêt, la crise financière ne se serait pas aggravée autant qu’elle ne le fit et l’économie mondiale aurait subi un moindre choc.

Au final, Ball explique l’inaction de la Fed face à l’effondrement de Lehman Brothers en privilégiant deux interprétations populaires : d’après sa lecture des données existantes, non seulement des considérations purement politiques ont joué un rôle déterminant dans la décision de la Fed, mais cette dernière a également sous-estimé les répercussions d’un éventuel défaut de la banque d’investissement. En effet, la décision de laisser Lehman Brothers couler aurait été principalement impulsée par Henry Paulson, qui était alors le Secrétaire au Trésor américain. Paulson aurait été influencé par la forte opposition politique aux sauvetages des banques. Lui-même avait été sévèrement critiqué pour le sauvetage de la Bear Stearns et la nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac ; il ne voulait pas avoir essuyé de nouvelles critiques en entreprenant un nouveau renflouement bancaire. Les responsables de la Fed s’inclinèrent face à Paulson, alors même qu’ils étaient les seuls à avoir l’autorité pour prendre cette décision selon le Federal Reserve Act. Ils ont également sous-estimé les répercussions de la faillite de Lehman Brothers, en considérant notamment que les investisseurs financiers avaient déjà pleinement anticipé l’événement.

 

(1) Stephen Cecchetti et Kermit Schoenholtz (2016) sont en désaccord avec Ball sur ce point. Selon leur propre analyse des données, Lehman Brothers était effectivement insolvable le 15 septembre 2008.

 

Références

BALL, Laurence (2016), « The Fed and Lehman Brothers: Introduction and summary », NBER, working paper, n° 22410, juillet.

CECCHETTI, Stephen, & Kermit SCHOENHOLTZ (2016), « The lender of last resort and the Lehman bankruptcy », in Money & Banking (blog), 25 juillet. 

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