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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 10:14

Les marchés internationaux des biens et services connaissent une phase d’intégration particulièrement soutenue depuis les années quatre-vingt-dix. Cette nouvelle vague de mondialisation se distingue à plusieurs niveaux des précédentes. Arvind Subramanian et Martin Kessler (2013a, b) ont fait ressortir sept de ses caractéristiques :

1. L’hypermondialisation (hyperglobalization). L’économie mondiale a connu une « première mondialisation » entre 1870 et 1914 [Berger, 2003]. Au cours de cette période, le commerce international passe de 9 % à 16 % du PIB mondial. Avec la Grande Dépression, un processus de démondialisation a par contre été à l’œuvre durant l’entre-deux-guerres ; à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le commerce mondial ne représentait que 5,5 % du PIB mondial. Durant l’après-guerre, la baisse des coûts de transport et des barrières à l’échange a de nouveau stimulé les échanges internationaux. Au début des années quatre-vingt-dix, l’économie mondiale est entrée dans une ère d’hypermondialisation, marquée par une hausse plus rapide des échanges de biens et services par rapport au PIB [Le Reste du monde, 2013]. Aujourd’hui, le commerce mondial représente un tiers du PIB. La fragmentation des chaînes de production, permise par les avancées technologiques, en particulier dans l’informatique et la communication, a puissamment façonné le développement du commerce international ces dernières décennies. Enfin, le commerce des biens et services a contribué à l’essor des multinationales et des investissements directs à l’étranger (IDE) et ce dernier l’a alimenté en retour.

2. Une mondialisation immatérielle (dematerializing globalization). Puisqu’ils sont de plus en plus incorporés dans les biens et sont eux-mêmes de plus en plus échangés, les services représentent une part de plus en plus importante du commerce international [Le Reste du monde, 2013]. Entre 1980 et 2008, leur part dans les échanges internationaux est passée de 17 % à 20 % selon les mesures conventionnelles et, de façon plus appropriée, de 29 % à 43 % en termes de valeur ajoutée. 

3. Une mondialisation démocratique (democratic globalization). Les pays avancés ne sont pas les seuls à s’ouvrir davantage au cours de l’hypermondialisation ; celle-ci s’accompagne également d’une plus grande ouverture des économies en développement. Puisque davantage d’économies ont amorcé leur rattrapage sur les économies avancées dans les années deux mille, la production s’est dispersée dans le monde, ce qui a amené l’ensemble des pays à davantage échanger entre eux. 

4. Une mondialisation enchevêtrée (criss-crossing globalization). Dans la plus récente phase de l’hypermondialisation, ce sont des biens de plus en plus similaires qui ont traversé les frontières. Les exportations et importations des pays sont de moins en moins différentes. Une telle mondialisation enchevêtrée s’est manifestée de trois manières. Premièrement, dans l’immédiat après-guerre, les pays industrialisés ont commencé à exporter et importer de plus en plus de biens manufacturés. La part du commerce intra-branche s’est accrue d’environ 20 points de pourcentage entre 1990 et le milieu des années quatre-vingt-dix, pour ensuite se stabiliser. Deuxièmement, pour les pays émergents d’Asie, la mondialisation enchevêtrée a pris la forme de flux bilatéraux plus soutenus de biens intermédiaires plutôt que de biens finals en raison de la fragmentation des chaînes de production. Entre 1980 et 2000, la part des biens intermédiaires dans le commerce est passée de 22 % à 29 %, pour revenir aujourd’hui 26 %, ce qui suggère que l’internationalisation de la production a peut-être atteint un pic historique. La troisième dimension de la mondialisation enchevêtrée est les flux bilatéraux des IDE. Au cours de l’hypermondialisation, les pays en développement sont à l’origine d’IDE, même à destination des pays avancés.

5. L’essor de la Chine. Les pays émergents de l’Est asiatique ont vu leurs exportations atteindre la moitié de leur PIB, une performance qui n’avait pas été observée depuis la première vague de mondialisation. Si Singapour, Hong-Kong, Taïwan et la Malaisie ne représentent toutefois qu’une faible part du commerce mondial, ce n’est pas le cas de la Chine : en 2012, 11,2 % des exportations mondiales étaient réalisées par la Chine, contre 8 ,4 % par les Etats-Unis. Seule la Grande-Bretagne de l’époque impériale avait su atteindre jusqu’à maintenant atteindre de telles performances : en 1913, ses exportations représentaient 12 % de son PIB et 18,5 % des exportations mondiales. Si la Chine poursuit au même rythme son insertion dans le commerce international, elle pourrait représenter 16 à 17 % des exportations mondiales en 2030, ce qui équivaudra alors à trois fois la part des Etats-Unis. 

6. L’essor des accords préférentiels et l’imminente hyper-régionalisation. L’ère de l’hypermondialisation s’est accompagnée d’une multiplication des accords commerciaux préférentiels, notamment en raison de l’échec du cycle de Doha à promouvoir les accords multilatéraux. Quasiment la moitié du commerce mondial s’opère aujourd’hui dans le cadre des accords préférentiels. Ces derniers ne concernent pas seulement les droits de douane et les quotas, mais libéralisent également les barrières « au-delà de la frontière ». D’importants bouleversements sont actuellement à l’œuvre en ce qui concerne les accords régionaux avec la signature de méga-accords régionaux entre les Etats-Unis et l’Asie, d’une part, et entre les Etats-Unis et l’Europe, d’autre part. 

7. Une réduction des barrières  à l’échange de biens, mais le marché des services reste peu ouvert. Si ces dernières décennies ont été marquées par une réduction des barrières à l’échange, en particulier dans le commerce de bien manufacturés, certaines tendances vont toutefois ralentir l’ouverture de l’économie mondiale à l’avenir. D’une part, le centre de gravité du commerce mondial se déplace vers les pays en développement (en particulier la Chine et l’Inde), or ces pays sont en moyenne plus protectionnistes. D’autre part, la production mondiale se compose d’une part croissante de services, or le secteur tertiaire est plus fermé que l’industrie. 

 

Références

BERGER, Suzanne (2003), Notre première mondialisation. Leçons d’un échec oublié, La République des Idées, Seuil.

Le Reste du monde (2013), « 140 ans de mondialisation », 14 juillet.

SUBRAMANIAN, Arvind, & Martin KESSLER (2013a), « The hyperglobalization of trade and its future », Global Citizen Foundation, working paper, juillet.

SUBRAMANIAN, Arvind, & Martin KESSLER (2013b), « Twenty-first century trade integration in eight figures », in Real Time Economic Issues Watch, 12 juillet.

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:38

Les échanges internationaux se concentrent dans une poignée de très grandes entreprises qui produisent simultanément dans plusieurs pays et dans divers secteurs d’activité. Selon la définition retenue par Richard Caves (2007), ainsi que par Pol Antràs et Stephen Yeaple (2013), une multinationale est une entreprise qui contrôle et gère des unités productives dans au moins deux pays différents. Une multinationale se compose d’une maison-mère et de ses filiales. La maison-mère, implantée dans un pays donné, contrôle les moyens de production, tandis que les filiales sont situées dans le reste du monde. Le maison-mère s’approprie les moyens de production en procédant à des investissements directs à l’étranger (IDE). En l’occurrence, soit elle procède à des acquisitions transfrontalières, en prenant une participation majoritaire dans une entreprise préexistante, soit elle procède à un green-field investment, c’est-à-dire met en place un établissement entièrement nouveau dans le pays étranger.

L’importance des firmes multinationales dans les échanges mondiaux a obligé les théories du commerce international à placer les entreprises, en lieu et place des pays, au centre de leur analyse. Les théories traditionnelles ne considéraient les multinationales que comme des arbitragistes allouant leurs capitaux dans les pays où les rendements sont les plus élevés. Stephen Hymer (1960) a profondément renouvelé l’analyse en développant l’idée selon laquelle certaines entreprises possèdent des actifs spécifiques qui leur confèrent un avantage stratégique sur les firmes locales des marchés étrangers. Ces entreprises devront toutefois directement s’impliquer si les imperfections du marché empêchent les entités externes d’utiliser ces actifs.

L’approche originelle d’Hymer a été affinée par plusieurs auteurs et notamment par John Dunning (1981) qui développe le modèle OLI pour expliquer l’émergence d’une multinationale. Celle-ci possède en effet trois avantages. Premièrement, la propriété (ownership) d’actifs spécifiques permet à la multinationale d’opérer dans des environnements qui ne lui sont pas familiers. C’est notamment le cas lorsqu’une entreprise possède une technologie brevetée ou une réputation qui lui permet d’exercer un pouvoir de marché ou d'acquérir un avantage de compétitivité-coût par rapport aux entreprises locales. Deuxièmement, la firme multinationale possède un avantage de localisation (location), qui permet à des établissements présents dans plusieurs pays d’exploiter efficacement les actifs spécifiques. Le développement de ces actifs entraîne parfois d’importants coûts fixes, mais ils peuvent ensuite être utilisés simultanément dans divers pays de façon non rivale, ce qui permet aux multinationales d’exploiter un maximum les économies d’échelle. Si la production peut être géographiquement fragmentée, chaque partie du processus productif est alors réalisée dans le pays où elle s’avère la plus rentable. Troisièmement, la multinationale a un avantage d’internalisation (internalization) : les actifs spécifiques ne peuvent être exploités par une entreprise externe à cause des défaillances de marché. Par exemple, en raison de la nature non excluable, non rivale et non codifiable de la technologie, le marché échoue à opérer des transferts technologiques. Les inefficacités associées aux échanges marchands de biens ou services intermédiaires hautement personnalisés peuvent également conférer un avantage d’internalisation.

Antràs et Yeaple (2013) ont observé la structure des opérations mondiales réalisées par les multinationales et en tirent six faits stylisés. Tout d’abord, l’activité multinationale est principalement concentrée dans les pays développés et elle s'y opère principalement à double sens. De leur côté, les pays en développement sont davantage susceptibles d’être la destination des activités multinationales plutôt que leur source. Ensuite, selon le secteur d’activité, il existe d’importantes variations dans la part de l’activité réelle à laquelle contribuent les multinationales. Par exemple, les firmes multinationales sont surreprésentées dans la production de biens intensifs en capital et en recherche-développement. Une part significative des flux d’IDE croisés est par nature intra-sectorielle. Antràs et Yeaple analysent ensuite l’impact de la distance sur l’activité des filiales étrangères. Pour servir les marchés étrangers, une entreprise peut soit exporter ses produits depuis son pays d’origine, soit les exporter en établissant une filiale dans le pays de destination. Il apparaît que la production des filiales diminue avec la distance, mais plus lentement que le volume agrégé des exportations ou bien que le volume d’intrants exportés par les maisons-mères à leurs filiales.

Par rapport aux entreprises non multinationales, les maisons-mères et filiales des multinationales tendent à être plus larges, plus productives, plus intensives en recherche-développement et plus orientées vers l’exportation. Les larges volumes d’échanges internationaux qui sont observés entre les sociétés-mères et leurs filiales s’inscrivent dans une spécialisation verticale entre elles. Au sein des multinationales, les maisons-mères sont en effet relativement plus spécialisées en recherche-développement, une manière pour elle de se constituer des « avantages de propriété ». Par contre, leurs filiales n’ont pas pour fonction de fournir des intrants ou des biens finaux au pays d’origine, mais plutôt d’opérer la commercialisation des biens sur les marchés étrangers, en particulier sur leurs propres marchés domestiques. Enfin, Antràs et Yeaple observent comment les multinationales acquièrent des unités de production à l’étranger. Une entreprise peut en l’occurrence soit ouvrir une nouvelle usine, soit acquérir une usine préexistante. L’analyse empirique montre que les fusions-acquisitions transfrontalières représentent une part importante des IDE et sont un mode privilégié pour entrer sur les marchés des pays développés.

 

Références

Antràs, Pol, & Stephen R. Yeaple (2013), « Multinational firms and the structure of international trade », NBER working paper, n° 18775, février.

Caves, Richard E. (2007), Multinational Enterprise and Economic Analysis, Cambridge University Press.

Dunning, John H. (1981), International Production and the Multinational Enterprise, Allen and Unwin.

Hymer, Stephen H. (1960), « The international operations of national firms: A study of direct foreign investment », thèse.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 20:31

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L’essor du commerce intrafirme et le développement des multinationales ont bousculé les anciennes théories du commerce international qui ne faisaient apparaître des gains à l’échange qu’au travers soit des différences en termes de dotations factorielles, soit des avantages comparatifs intersectoriels dans le sillage de la théorie ricardienne. Les nouvelles théories du commerce international qui se sont développées depuis les années soixante-dix ont cherché à mieux rendre compte des évolutions touchant les échanges commerciaux. Pour cela, elles se sont éloignées du cadre de la concurrence pure et parfaite pour incorporer des éléments de concurrence imparfaite tels que la nature oligopolistique des marchés, la présence de rendements d’échelle croissants et la différenciation des produits [Melitz et Trefler, 2012]. Dans ces modélisations, Les consommateurs aiment la variété et sont prêts à payer un prix plus élevé pour obtenir le produit désiré, mais comme le marché est fragmenté en niches, les différentes entreprises qui y sont présentes ne parviennent pas à atteindre une échelle de production suffisante pour couvrir leurs coûts de développement. L’ouverture au commerce international, en élargissant les marchés, va permettre aux entreprises de pleinement exploiter les rendements d’échelle afin de rentabiliser leurs investissements. Les consommateurs profitent, quant à eux, non seulement d’une plus large variété de produits, mais l’intensification de la concurrence internationale se traduit également par une baisse des prix.

Limités au niveau méthodologique, ces nouveaux modèles ont fait l’hypothèse durant plusieurs décennies d’une homogénéité des entreprises ; les firmes étaient supposées produire à la même échelle et être confrontées aux mêmes coûts. Melitz (2003), d’une part, et Bernard, Eaton, Jensen et Kortum (2003), d’autre part, ont mis à jour une nouvelle source de gains du commerce international en prenant en compte l’hétérogénéité des entreprises. Dans un secteur étroitement défini, les entreprises sont effectivement diverses en termes de taille et de profit, en raison notamment des différences de productivité. Or, cette hétérogénéité des entreprises au sein d’un même secteur va contribuer à amplifier les gains de la libéralisation que la littérature économique avait déjà identifiés.

L’ouverture au commerce va en effet contribuer à relever la productivité, non seulement via les économies d’échelle, mais également à travers un processus darwinien de sélection des entreprises [Corcos et alii, 2012]. D’un côté, la libéralisation des échanges se traduit par une diminution des coûts de transaction qui vont inciter les entreprises étrangères à pénétrer les marchés domestiques. Les firmes domestiques vont alors voir leurs profits diminuer sur les ventes domestiques, et ce quel que soit leur niveau initial de productivité. D’un autre côté, certaines entreprises domestiques vont se révéler suffisamment productives pour prendre en charge les coûts qu'exigent l'accès aux marchés extérieurs, notamment les coûts de transport, et faire face aux barrières de nature institutionnelle ou culturelle. Ces firmes vont alors accéder aux marchés étrangers et en obtenir ainsi des profits supplémentaires.

Avec la libéralisation des échanges, les entreprises vont par conséquent se partitionner en trois groupes. Comme les entreprises les moins productives font des pertes sur les marchés domestiques et ne disposent pas d’accès aux marchés étrangers, elles sont forcées de se retirer du marché. Les entreprises les plus productives sont quant à elles en mesure de compenser le manque à gagner sur les ventes domestiques avec les profits qu’elles retirent de leurs exportations. Elles peuvent donc survivre et sont même susceptibles d’accroître leur part de marché. Enfin, les entreprises ayant des niveaux intermédiaires de productivité peuvent également survivre, mais elles ne sont pas suffisamment productives pour accéder aux marchés étrangers, si bien qu’elles sont confinées aux seuls marchés domestiques et voient leur part de marché décliner irrémédiablement. Au final, comme l’intégration du commerce international élimine les entreprises les moins productives, la productivité moyenne du secteur s’élève grâce à la réallocation des ressources productives depuis les producteurs les moins efficaces vers les plus efficaces.

La prise en compte de l’hétérogénéité des entreprises fait apparaître une source supplémentaire de gain à l’échange, provenant cette fois-ci de l’influence positive que l’élargissement des marchés exerce sur le processus innovation [Melitz et Trefler, 2012]. L'adoption des nouveaux produits et processus productifs améliorant la productivité impose effectivement des coûts fixes. L’intégration commerciale, en élargissant la taille du marché et l’échelle de production des entreprises, encourage ces dernières à entreprendre ces investissements et stimule par là leur productivité. Cette source supplémentaire de gain à l’échange a trait à l’efficacité interne à la firme, tandis que le gain associé à la sélection des entreprises relevait quant à lui de l’efficacité interentreprises (ou allocative).

Cette nouvelle littérature théorique qui s’élabore autour de l’hétérogénéité des entreprises est motivée par un certain nombre de constats empiriques réalisés au niveau microéconomique [Melitz et Redding, 2012] :

Premièrement, la participation au commerce international permettrait aux entreprises de réaliser de meilleures performances. Dans un même secteur, les exportateurs sont notamment plus larges, plus productifs, plus intensifs en capital et en travail qualifié que les entreprises non exportatrices et rémunèrent également davantage leurs salariés.

Deuxièmement, les effets de composition seraient particulièrement importants entre les entreprises présentes dans un même secteur. Les entreprises sortantes sont en l'occurrence relativement plus petites que les opérateurs historiques et les entreprises entrantes ont des taux de croissance de l’emploi relativement plus élevés que ces derniers.

Troisièmement, la performance d’un établissement ou d’une entreprise répond sur plusieurs plans à l’environnement commercial. La libéralisation des échanges se traduirait notamment par une hausse de la productivité, une accélération de l’adoption des nouvelles technologies, une rationalisation de la gamme de produits offerts et une réduction du mark-up.

Gregory Corcos et alii (2012) ont estimé les gains de la libéralisation du commerce en Union européenne, notamment les gains d’efficacité tirés de la sélection des entreprises les plus efficaces. Si l’intégration européenne n’avait pas eu lieu, un pays subirait en moyenne une perte permanente de 7 % de son niveau de productivité. L’analyse fait en outre apparaître que l’intégration européenne s’est traduite par une plus riche variété de produits, mais aussi par des baisses de prix et de mark-up de la même amplitude que la hausse de la productivité. Les gains à l’échange sont inégalement répartis dans l’espace, puisque les pays périphériques et ceux de petite taille en profitent le plus. Ainsi, les changements dans les barrières au commerce auraient des répercussions particulièrement larges.

 

Références Martin ANOTA

BERNARD, Andrew B., Jonathan EATON, J. Bradford JENSEN & Samuel KORTUM (2003), « Plants and Productivity in international trade », in American Economic Review, vol. 93.

CORCOS, Gregory, Massimo DEL GATTO, Giordano MION, & Gianmarco I.P. OTTAVIANO (2012), « Productivity and firm selection: Quantifying the ‘new’ gains from trade », in VoxEU.org, 10 juillet 2012.

MELITZ, Marc J. (2003), « The impact of trade on intra-industry reallocations and aggregate industry productivity », in Econometrica, vol. 71, n° 6.

MELITZ, Marc J., & Stephen J. REDDING (2012), « Heterogeneous firms and trade », NBER working paper, n° 18652, décembre.

MELITZ, Marc J., & Daniel TREFLER (2012), « Gains from trade when firms matter », in Journal of Economic Perspectives, vol. 26, n° 2.

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