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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 09:28
La fin du travail bon marché pousse-t-elle les investisseurs étrangers à quitter la Chine ?

La stratégie de développement qu’a suivie la Chine pendant plusieurs décennies passait notamment par la promotion des investissements étrangers dans le secteur manufacturier orienté à l’export. La taille du marché intérieur, l’amélioration des infrastructures locales et la présence d’une main-d’œuvre abondante et bon marché ont effectivement incité les entreprises étrangères à multiplier leurs investissements sur le sol chinois. Mais, à mesure que le niveau de vie augmente et que la structure même de l’économie chinoise se transforme, celles-ci n’ont peut-être plus autant de raisons ou, tout du moins, plus les mêmes raisons de s’implanter en Chine.

Par exemple, l’accroissement de la demande de main-d’œuvre chinoise et la hausse du niveau scolaire ont contribué à pousser les salaires chinois à la hausse. Certes, un nombre important de travailleurs chinois quitte chaque année les campagnes à l’intérieur des terres pour trouver un emploi dans les zones côtières en pleine urbanisation, ce qui permet de freiner la hausse des salaires, mais cet exode rurale ne suffit pas pour contenir cette dernière et le « réservoir » rural de main-d’œuvre bon marché n’est pas inépuisable. En outre, les autorités cherchent à réorienter le modèle de croissance chinois. Ce dernier a reposé durant plusieurs décennies sur la demande extérieure, or non seulement cette dernière est sujette à de fréquents aléas, comme l’a notamment démontré l’effondrement des échanges internationaux lors de la crise financière mondiale, mais la hausse même des salaires tend à dégrader la compétitivité des produits chinois sur les marchés internationaux. Au final, la hausse des salaires impose certes une réorientation du modèle de croissance chinois vers la demande domestique, mais elle facilite aussi celle-ci. Dans tous les cas, elle risque d’amener les entreprises à revoir leurs décisions en matière de localisation de leurs investissements directs à l’étranger (IDE).

D’un côté, avec la hausse du pouvoir d’achat des ménages et ainsi  la perspective d’un accroissement de la consommation des ménages chinois, les entreprises qui suivent une logique de marché, c’est-à-dire qui cherchent à minimiser leurs coûts de transport ou à gagner en réactivité, ont intérêt à davantage s’implanter en Chine. En outre, si les salaires chinois augmentent, c’est notamment parce que les travailleurs chinois sont de plus en plus compétents. Les entreprises qui recherchent une main-d’œuvre qualifiée pour réaliser des tâches à plus forte valeur ajoutée ont donc de plus en plus intérêt à s’implanter en Chine. D’un autre côté, les entreprises qui ont installé leurs établissements de production en Chine dans une logique de rationalisation, c’est-à-dire de baisse des coûts, ont moins intérêt à y rester, dans la mesure où les hausses salariales gonflent leurs coûts de production et donc réduisent leur profitabilité. En 2013, les salaires mensuels s’élevaient en moyenne à 600 dollars en Chine, or non seulement ils sont plus faibles dans plusieurs pays avoisinants, mais ils y ont également tendance à augmenter moins rapidement. Selon l’OIT, les salaires chinois sont par exemple trois fois plus élevés que les salaires indonésiens ou vietnamiens. Parallèlement, d’autres facteurs, comme le renforcement de la réglementation environnementale et la hausse des prix des terrains, contribuent également à accroître les coûts pour les entreprises installées en Chine. Enfin, même si le taux de change du yuan reste fortement encadré par les autorités chinoises, ces dernières tendent à le laisser s’apprécier à long terme, notamment pour lui permettre de jouer plus grandement un rôle de devise internationale. Or, une appréciation du yuan réduit la compétitivité des biens produits en Chine.

D’un côté, les entreprises qui auraient pu investir et produire en Chine peuvent finalement préférer le faire dans les pays voisins, comme l’Indonésie ou le Vietnam ; de l’autre, les entreprises qui ont déjà implanté des établissements en Chine risquent de les relocaliser dans les pays voisins. Cela pourrait toutefois être un peu moins probable dans le secteur des hautes technologies ; les coûts du travail ne représentent qu’une faible part des coûts de production des biens intensifs en technologie. A travers une analyse empirique, Julian Donaubauer et Christian Dreger (2016) ont effectivement constaté que la hausse des salaires chinois a effectivement modifié répartition des IDE, non seulement au sein de la Chine, mais aussi dans l’ensemble de l’Asie de l’est. Leurs données suggèrent que les hausses de salaires en Chine ont réduit les chances qu’elle perçoive des IDE, tout en augmentant les chances que ses voisins à faibles salaires attirent des IDE.

 

Référence

DONAUBAUER, Julian, & Christian DREGER (2016), « The end of cheap labour: Are foreign investors leaving China? », Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung, discussion paper, n° 1598.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 17:19

L’économie chinoise contribue à une part croissante de la production mondiale et des échanges internationaux. Par exemple, la Chine réalisait 9,5 % des exportations mondiales en 2008, contre 3,3 % en 1998. Une telle dynamique est susceptible d’alimenter la désindustrialisation et cette dernière peut en retour affecter le reste de l’économie domestique. La France est susceptible d’en être particulier pénalisée. En effet, comme d’autres pays à haut revenu, la France a vu les importations chinoises s’accroître à un rythme rapide ; en comparaison avec les autres pays à haut revenu, la France se singularise par un important déficit commercial vis-à-vis de la Chine.

L’essor de l’économie chinoise a ainsi alimenté des craintes dans les pays développés quant à son impact sur les salaires et l’emploi. Par là même, beaucoup craignent que l’ouverture de la Chine aux échanges internationaux se traduise par un creusement des inégalités de salaires dans les pays développés, comme le suggère le théorème Stolper-Samuelson : comme les pays développés  sont relativement abondants en main-d’œuvre qualifiée relativement aux pays émergents comme la Chine, les premiers se spécialisent dans les activités intensives en travail qualifié, tandis que les seconds se spécialisent dans les activités intensives en travail peu qualifié. Dans les pays avancés, ce sont alors les travailleurs les moins qualifiés qui sont les plus exposés aux baisses de salaires et aux destructions d’emplois associées aux délocalisations vers la Chine et aux faillites d’entreprises domestiques. Le reste de l’économie peut s’en trouver affectée, via la baisse des investissements (des entreprises du secteur manufacturier) et de la consommation (de la part des personnes travaillant dans le secteur manufacturier). D’un autre côté, l’ensemble des résidents bénéficie de produits moins chers grâce aux importations, ce qui contribue à soutenir le pouvoir d’achat des moins qualifiés et plus largement à stimuler la demande, notamment en faveur des produits nationaux.

Dans une étude très influente, David Autor, David Dorn et Gordon Hanson (2013) ont analysé les effets de l’intensification de la concurrence des importations chinoises sur les marchés du travail locaux des Etats-Unis entre 1990 et 2007. Ils ont confirmé que l’accroissement des importations chinoises avait entraîné une hausse du chômage, une baisse de la population active et une baisse des salaires dans les marchés du travail locaux. En l’occurrence, l’intensification de la concurrence chinoise pourrait expliquer un quart de la baisse de l’emploi manufacturier qui a été observée au cours de la période dans l’ensemble des Etats-Unis.

Reprenant l’approche adoptée par Autor et alii, mais en l’appliquant cette fois-ci au cas français, Clément Malgouyres (2016) a récemment étudié l’ajustement des marchés du travail locaux face à l’accroissement de la concurrence chinoise. En l’occurrence, il a examiné comment la concurrence des importations chinoises a affecté la structure de l’emploi et des salaires, aussi bien dans l’industrie française que dans le reste de l’économie française, sur la période s’étalant entre 1995 à 2007.

Malgouyres met en évidence un effet négatif de la concurrence chinoise sur l’emploi, aussi bien dans le secteur manufacturier que dans les autres secteurs. Entre 2001 et 2007, les importations chinoises ont pu entraîner la destruction de 90.000 emplois dans le secteur manufacturier et de 180.000 emplois dans le secteur des biens non échangeables. Ainsi, l’intensification de la concurrence des importations chinoises a pu contribuer à environ 13 % du déclin total de l’emploi manufacturier que l’on a pu observer sur la période. Ce chiffre est plus faible que celui-obtenu par Autor et alii dans le cas des Etats-Unis, mais plus important que les valeurs trouvées pour d’autres pays européens, notamment l’Allemagne et la Norvège. Malgouyres observe un véritable effet multiplicateur dans les destructions d’emplois en France, allant du secteur manufacturier au reste de l’économie locale : chaque emploi détruit dans le secteur manufacturier entraîne la destruction d’environ 1,5 emploi supplémentaire au niveau local. 

Lorsqu’il observe l’impact sur la composition des emplois, Malgouyres constate que les destructions d’emplois sont concentrées dans les professions à faibles compétences et dans les professions exigeant un niveau intermédiaire de compétences. La concurrence chinoise est associée à une polarisation de la structure des emplois dans le secteur manufacturier, puisqu’au sein de ce dernier les destructions d’emplois sont les plus fortes dans les professions à compétences intermédiaires. 

Enfin, Malgouyres a étudié comment l’accroissement de la concurrence chinoise a influencé la distribution des salaires en France. Il confirme que cet effet est négatif, mais il constate aussi que celui-ci n’est pas le même d’un secteur à l’autre. C’est l’ensemble des salaires qui tend à diminuer dans le secteur manufacturier, un résultat qui contraste avec les résultats obtenus dans le cas des Etats-Unis ou dans le cas de l’Allemagne, où il ne semble pas y avoir d’impact sur les salaires du secteur manufacturier. Par conséquent, il n’y a pas eu d’accroissement des inégalités salariales dans le secteur manufacturier en France, malgré la polarisation des emplois entraînée par l’intensification de la concurrence chinoise. Par contre, l’impact de cette dernière se concentre sur le milieu de la distribution dans les autres secteurs : seuls les salaires au milieu de la distribution sont poussés à la baisse dans le secteur abrité. C’est donc dans ce dernier que la concurrence chinoise entraîne une polarisation des salaires. Malgouyres observe le ratio rapportant le salaire du 85ème centile sur le salaire afin de préciser l’impact sur les inégalités salariales. Il constate que ce ratio ne se modifie pas en moyenne, mais qu’il tend à s’accroître suite au choc associé aux importations chinoises dans les zones où le salaire minimum s’avère peu contraignant, ce qui montre que les institutions du marché du travail contribuent à façonner l’impact des chocs commerciaux sur la répartition des salaires.

 

Références

AUTOR, David H., David DORN & Gordon H. HANSON (2013), « The China syndrome: Local labor market effects of import competition in the United States », in American Economic Review, vol. 103, n° 6.

MALGOUYRES, Clément (2016), « The impact of Chinese import competition on the local structure of employment and wages: Evidence from France », Banque de France, document de travail, n° 603.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:07

Depuis les années quatre-vingt, les taux d’inflation ont eu tendance à être plus faibles et plus stables, en particulier dans les pays développés. Autrement dit, après la forte inflation des années soixante-dix, l’économie mondiale connaît une longue désinflation et cette dernière semble toujours se poursuivre. En principe, on s’attendrait à ce que l’inflation, dans un pays donné, s’accélère lorsque les capacités de production domestiques sont plus grandement utilisées ou bien lorsque les coûts de production domestiques augmentent. Or beaucoup ont observé que l’inflation de chaque pays tendait à être de moins en moins sensible à l’utilisation aux capacités de production domestiques, à l’évolution du taux de chômage nationale et aux variations des coûts de production domestiques. En l’occurrence, certains notent que la courbe de Phillips aurait eu tendance à s’aplatir au cours du temps. Plusieurs économiques ont suggéré que l’ouverture croissante des pays au commerce extérieure et l’intensification de la concurrence internationale avaient contribué à ce que l’inflation soit de moins en moins sensible aux facteurs domestiques, mais aussi par là même à réduire et à stabiliser les taux d’inflation (1). Par exemple, les pays développés ont vu la part des biens et services importés dans leur économie augmenter, alors même que les produits fabriqués dans les pays émergents à bas coûts (comme la Chine) prenaient une place de plus en plus importante parmi ces mêmes importations, ce qui permit aux résidents des pays développés de bénéficier de produits moins chers, donc de réduire les pressions inflationnistes.

Si l’inflation domestique s’expliquait effectivement davantage par les facteurs mondiaux, cela aurait de profondes implications pour la conduite de la politique monétaire. D’un côté, si les banques centrales cherchent toujours à cibler un faible taux d’inflation, elles auraient peut-être davantage à observer les mesures mondiales et non plus domestiques de l’utilisation des capacités de production, du chômage et des coûts de production. D’un autre côté, si l’inflation est moins sensible aux dynamiques nationales et notamment aux décisions des banques centrales, ces dernières ont moins de latitude pour stabiliser le taux d’inflation domestique, sauf en réagissant plus agressivement. Elles auraient à resserrer plus fortement leur politique monétaire pour réduire l’inflation d’une certaine ampleur. Par conséquent, plus grand est le risque qu’elles provoquent une récession en luttant contre l’inflation. Par contre, les banques centrales ont aussi davantage de latitude pour stimuler l’activité économique et réduire le chômage sans entraîner par là même un dérapage de l’inflation. Si c’est le cas, cela pourrait justifier un changement dans le mandat des banques centrales ; ces dernières pourraient ne plus avoir à privilégier la stabilisation de l’inflation, mais par exemple la stabilisation de l’activité économique et le maintien de l’économie au plein emploi.

D’un côté, plusieurs études ont souligné que l’écart de production (output gap) mondial jouait un rôle déterminant dans l’inflation nationale. Par exemple, en estimant la courbe de Phillips d’une quinzaine de pays développés, Claudio Borio et Andrew Filardo (2007) ont constaté que les indicateurs de faiblesse économique mondiale ajoutaient un considérable pouvoir explicatif aux équations d’inflation en ce qui concerne les pays développés, mais aussi que le rôle des facteurs mondiaux dans l’inflation s’est accru au cours du temps. Fabio Milani (2009) confirme l’importance de l’écart de production mondiale pour expliquer l’inflation étasunienne après 1985. Par contre, Jane Ihrig, Steven Kamin, Deborah Lindner et Jaime Marquez (2010) estiment que les capacités excessives étrangères ont peu ou pas d’effets sur l’inflation étasunienne. De son côté, en étudiant les données trimestrielles de la zone euro sur la période comprise entre 1979 et 2003, Alessandro Calza (2008) trouve peu de preuves empiriques suggérant que les contraintes de capacité mondiales aient soit un pouvoir explicatif, soit un pouvoir prédictif pour l’inflation dans la zone euro.

Un autre pan de la littérature a abordé la question sous un angle différent et en a conclut que que l’inflation doit être modélisée comme un phénomène davantage mondial que national, tout du moins en ce qui concerne les pays développés. Par exemple, Matteo Ciccarelli et Benoît Mojon (2010) se sont focalisé sur la composante des taux d’inflation nationaux qui est commune à 22 pays développés. Ils ont constaté que cette composante commune expliquait près de 70 % de leur variance. Ils notent ensuite que les modèles incluant une mesure de l’inflation mondiale permettent généralement d’obtenir de meilleures prévisions d’inflation nationale. De leur côté, Christopher Neely et David Rapach (2011) ont décomposé les taux d’inflation de 64 pays en composantes mondiales, régionales et nationales. Ils estiment que les composantes mondiale et régionale expliquent en moyenne 35 % et 16 % de la variation annuelle de l’inflation, si bien que les facteurs internationaux expliqueraient plus de la moitié de la variabilité de l’inflation. Haroon Mumtaz et Paolo Surico (2012) constatent que les conditions spécifiques à chaque pays expliquaient l’accroissement de la volatilité de l’inflation à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, mais que la contribution mondiale à la variance de l’inflation est devenue de plus en plus important que les contributions nationales depuis les années quatre-vingt-dix. Filipo Ferroni et Benoît Mojon (2016) ont constaté que l’inflation mondiale permettait de mieux prévoir le taux d’inflation des Etats-Unis, de la zone euro et de la plupart des économies du G7 sur les quatre prochains trimestres. La faiblesse actuelle de l’inflation s’expliquerait par la faiblesse de la demande globale, aussi bien au niveau domestique qu’au niveau mondial.

Irena Mikolajun et David Lodge (2016) se sont aussi récemment interrogés sur les dimensions mondiales de l’inflation dans les pays développés. En l’occurrence, ils ont estimé les courbes de Phillips de 19 pays développés pour déterminer l’ampleur par laquelle les facteurs mondiaux contribuent aux dynamiques de l’inflation. A l’exception du rôle des prix des matières premières, leurs résultats soutiennent peu l’idée que les facteurs mondiaux aient joué un plus grand rôle dans les dynamiques d’inflation nationales. Tout d’abord, ils constatent que les mesures de faiblesse de l’activité mondiale sont rarement significatives dans les estimations de la courbe de Phillips standard. D’autre part, ils constatent que les mesures de l’inflation mondiales aidaient à prévoir les taux d’inflation nationaux durant les années soixante-dix et quatre-vingt, lorsqu’il y avait une forte variation de l’inflation tendancielle, mais qu’elles se sont révélées moins pertinentes à partir du milieu des années quatre-vingt-dix, lorsque l’inflation est devenue plus faible et plus stable. Ils confirment l’idée selon laquelle les modèles qui incluent une mesure de l’inflation mondiale améliorent les prévisions d’inflation mondiale. Cependant, c’est seulement le cas pour les modèles estimés dans les décennies qui suivent 1970. Pour les estimations concernant la période après les années quatre-vingt-dix, lorsque l’inflation a eu tendance à devenir plus stable, ils estiment que la prise en compte de l’inflation mondiale dans les modèles de prévision est moins pertinente. Globalement, leurs résultats suggèrent qu’à l’exception des prix des matières premières il y a peu de raisons d’inclure les facteurs mondiaux dans les courbes de Phillips traditionnelles.

 

(1) Certains n’ont pas manqué de proposer une seconde explication, complémentaire à la première, en suggérant que la stabilisation de l’inflation à un faible niveau pouvait s’expliquer par la plus grande crédibilité que les autorités monétaires ont su acquérir depuis les années quatre-vingt : en convainquant de leur détermination à lutter contre l’inflation, les banques centrales auraient gagné en crédibilité et elles auraient ancré plus facilement les anticipations d’inflation à un faible niveau.

 

Références

BORIO, Claudio E. V., & Andrew FILARDO (2007), « Globalisation and inflation: New cross-country evidence on the global determinants of domestic inflation », BRI, working paper, n° 227.

CALZA, Alessandro (2008), « Globalisation, domestic inflation and global output gaps: Evidence from the euro area », BCE, working paper, n° 890.

CICCARELLI, Matteo, & Benoît MOJON (2010), « Global inflation », in The Review of Economics and Statistics, vol. 92, n° 3.

FERRONI, Filippo, & Benoît MOJON (2014), « Domestic and global inflation », document de travail non publié.

FMI (2013), « The dog that didn’t bark: Has inflation been muzzled or was it just sleeping? », in World Economic Outlook: Hopes, Realities, Risks, chapitre 3, avril. 

IHRIG, Jane, Steven B. KAMIN, Deborah LINDNER & Jaime MARQUEZ (2010), « Some simple tests of the globalization and inflation hypothesis », in International Finance, vol. 13, n° 3.

MIKOLAJUN, Irena, & David LODGE (2016), « Advanced economy inflation: the role of global factors », BCE, working paper, n° 1948.

MILANI, Fabio (2009), « Does global slack matter more than domestic slack in determining U.S. inflation? », in Economic Letters, vol. 102, n° 3.

MUMTAZ, Haroon, & Paolo SURICO (2012), « Evolving international inflation dynamics: World and country-specific factors », in Journal of the European Economic Association, vol. 10, n° 4.

NEELY, Christopher J., & David E. RAPACH (2011), « International comovements in inflation rates and country characteristics », in Journal of International Money and Finance, vol. 30, n° 7.

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