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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:26

Une partie non négligeable de la production et des échanges relève de l’économie informelle. A un extrême, des entreprises n’existent tout simplement pas aux yeux des autorités. Elles ne sont pas enregistrées, elles ne respectent pas la réglementation, elles vendent leurs produits et rémunèrent leurs facteurs de production avec de la monnaie fiduciaire, elles ne disposent pas de comptes bancaires et ne payent ni impôts, ni cotisations sociales. A un autre extrême, certaines entreprises enregistrées dissimulent une partie de leurs ventes ou de la main-d’œuvre employée aux yeux des autorités publiques afin de réduire le montant des prélèvements obligatoires, tout en continuant à respecter de nombreuses règles. Entre ces deux extrêmes, il existe d’innombrables situations intermédiaires relevant de l’économie informelle. 

Rafael La Porta et Andrei Shleifer (2014) ont établi cinq faits stylisés à propos de l’économie informelle dans les pays en développement. Premièrement, le secteur informel y est très important, puisqu’il représente la moitié de l’économie dans les plus pauvres pays. Selon l’indicateur utilisé, le secteur informel représente entre 30 et 40 % de l’activité économique totale dans les pays plus pauvre et une part encore plus élevée  de l’emploi. 

Deuxièmement, les entreprises informelles sont plus petites que les entreprises formelles. Elles sont aussi beaucoup moins productives. L’inefficacité des entreprises informelles n’est pas qu’une question de taille, puisqu’un large écart de productivité apparaît pour les entreprises formelles et informelles de même taille. Les salaires versés dans les entreprises informelles sont aussi bien inférieurs à ceux versés par les entreprises formelles, ce qui suggère à nouveau que les premières sont moins productives que les secondes. La faible valeur ajoutée des travailleurs informels se traduit par une faible qualité des produits vendus. Les différences en termes de capital humain entre les travailleurs des entreprises informelles et ceux des entreprises formelles sont toutefois réduites ; en revanche, les dirigeants des premières sont moins dotés en capital humain que les dirigeants des secondes. Au final, si l’économie informelle est si large dans les pays pauvres, c’est précisément parce que leurs entrepreneurs sont improductifs.

Troisièmement, l’apparition des activités informelles s’explique essentiellement par la volonté de fuir les impôts et la réglementation. De Soto (1989) affirmait que les entreprises informelles désiraient pour la plupart d’entre elles entrer dans le secteur formel, mais qu’elles seraient désincitées à le faire en raison de la corruption, de la fiscalité et de la réglementation publique. En fait, l’obstacle le plus important que rencontre l’ensemble des entreprises est le manque d’accès au financement et cet obstacle est particulièrement contraignant pour les entreprises informelles. Selon La Porta et Shleifer, c’est parce qu’elles ne sont pas compétitives que les entreprises informelles ne peuvent ou ne désirent entrer dans le secteur formel. Ils en concluent alors qu’un assouplissement des coûts d’enregistrement n’incitera pas les firmes informelles à pénétrer le secteur formel et n’accélérera pas la croissance économique.

Quatrièmement, l’économie informelle est largement déconnectée de l’économie formelle. La quasi-totalité des entreprises formelles sont nées dans le secteur formel, tandis que la majorité des entreprises informelles demeurent dans le secteur informel tout au long de leur existence. Ces dernières font rarement la transition vers le secteur formel. Enfin, elles commercent très peu avec les entreprises formelles. 

Cinquièmement, au fur et à mesure que les pays voient leur revenu par habitant s’accroître et qu’ils se développent, l’économie informelle tend à se contracter, si bien que l’économie formelle finit par dominer la vie économique.

Ces divers résultats sont cohérents avec les modèles d’économies duales à la Lewis. La croissance économique joue un rôle clé pour réduire la part du secteur informel dans l’ensemble de l’économie, mais le maintien d’un large secteur informel freine précisément la croissance économique en limitant les gains de productivité. En l’occurrence, l’un des obstacles à la croissance économique n’est pas l’insuffisance en main-d’œuvre qualifiée, mais plutôt l’insuffisance en entrepreneurs qualifiés. En créant des entreprises productives et en veillant à leur développement, les entrepreneurs qualifiés jouent un rôle dans l’accélération de la croissance économique, mais ce faisant ils concurrencent les entreprises informelles, ce qui conduit ces dernières à cesser leur activité. La meilleure manière de réduire l’ampleur de l’économie informelle n’est pas vraiment les coûts d’enregistrement, mais plutôt de favoriser l’apparition d’une classe d’entrepreneurs qualifiés, notamment à travers l’immigration et l’éducation. 

 

Références

LA PORTA Rafael, & Andrei SHLEIFER (2014), « Informality and development », National Bureau of Economic Research, working paper, n° No. 20205, juin.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 18:16

Les théories dominantes en économie suggèrent qu’il existe un niveau de production utilisant au-maximum les ressources de l’économie tout en garantissant la stabilité des prix : le niveau de production potentielle. Rien n’assure toutefois que la production viendra naturellement à son niveau potentiel : il peut y avoir des déséquilibres et ceux-ci peuvent être cumulatifs, éloignant toujours davantage l’économie de son potentiel. Dans ce contexte, le rôle de l’Etat et de la banque centrale est d’utiliser les politiques conjoncturelles pour faire varier la demande globale et maintenir la production au plus proche de son potentiel. Si la production est au-dessus de son potentiel, l’économie subit des tensions inflationnistes, auquel cas les autorités publiques devront adopter des politiques restrictives pour réduire la demande globale. Ou alors, elles adoptent des politiques structurelles pour accroître le potentiel de croissance. Inversement, si la production est en-dessous de son potentielle, l’économie s’éloigne de son plein emploi et subit des pressions déflationnistes. Les autorités publiques doivent alors adopter des politiques expansionnistes pour stimuler la demande globale. C’est précisément ce qui s’est passé lors de la crise du crédit subprime et de la Grande Récession qui en a résulté : l’économie mondiale a connu une forte remontée des taux d’épargne, comme les agents privés ont cherché à se désendetter. Les Etats ont alors adopté des plans de relance budgétaire, tandis que les banques centrales ont ramené leurs taux directeurs au plus proche de zéro avant d’opter pour des mesures « non conventionnelles » comme l’assouplissement quantitatif et le forward guidance.

Toutefois, non seulement il est à craindre que les plans de relance budgétaire n’aient pas été suffisamment amples pour ramener les économies au plein emploi (comme le suggèrent les taux de chômage persistant à des niveaux élevés), mais de nombreux Etats, en particulier ceux de la « périphérie » de la zone euro, ont adopté des plans d’austérité budgétaire, réduisant encore davantage la demande globale. D’autre, la production potentielle n’est pas sans être influencée par la conjoncture proprement dite ; loin d’être purement déterminée du côté de l’offre, elle est affectée par l’évolution de la demande : plus l’économie demeure en-deçà de son potentiel, plus le potentiel se contracte via des mécanismes qualifiés d’« hystérèse ». Lorsque la demande est faible, les entreprises réduisent leurs investissements, que ce soit dans l’accumulation de capital proprement dite, dans l’innovation ou encore dans la formation de leur personnel. En outre, si le chômage généré par la Grande Récession était initialement un chômage conjoncturel, qui aurait pu refluer grâce aux relances budgétaire et monétaire, il tend peu à peu à devenir structurel : par exemple, plus les chômeurs passent de temps au chômage, moins ils deviennent productifs et plus leurs chances d’être réembauchés se réduisent [Blanchard et Summers, 1987]. Or, un chômage structurel est bien plus difficile à réduire qu’un chômage conjoncturel. Autrement, les récessions ont un impact durable sur la trajectoire de l’économie, donc les autorités publiques doivent agir massivement et rapidement lors des retournements de l’activité.

GRAPHIQUE 1  Productions courante, potentielle et tendancielle (normalisées pour l’année 2000)

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source : Ball (2014)

Jane Haltmaier (2012) avait observé si la croissance potentielle était affectée par les récessions, que ces dernières soient ou non associées à une crise financière. Plus récemment, Robert Hall (2014) a observé les répercussions à long terme de la Grande Récession sur l’économie américaine. Laurence Ball (2014) a quant à lui estimé les répercussions à long terme de la récente crise financière mondiale sur la production de 23 pays avancés. Il compare les estimations courantes de la production potentielle réalisées par l’OCDE et le FMI avec la trajectoire du potentiel d’après 2007. Les pertes en production potentielle sont quasiment nulles en Allemagne, en Australie et en Suissen tandis qu’elles s’élèvent à plus de 30 % en Grèce, Hongrie et Irlande. La perte en potentiel de la France s’élevait à 7,5 % en 2013 et devrait atteindre 8,6 % en 2015. D’après les données de l’OCDE, la perte moyenne, pondérée selon la taille des économies, était de 7,2 % en 2013 et devrait s’élever à 8,4 % en 2015, soit 4.300 milliards de dollars. Les données du FMI suggèrent des pertes encore plus élevées. En moyenne, la production actuelle est inférieure de 9,74 % à la production potentielle en 2013. En 2015, l’écart de la production par rapport à sa trajectoire d’avant-crise est de 9,87 %, ce qui correspond à une perte de potentielle de 8,38 % et à un écart de 1,49 % entre la production potentielle et la production courante. En France, l’écart de production s’élevait à 2,7 % en 2013 et devrait s’élever à 3,1 % en 2015. Les chutes dans la production courante par rapport à ses tendances d’avant-crise ont réduit la production potentielle dans les mêmes proportions, ce qui suggère que les effets d’hystérèse ont été particulièrement puissants lors de la Grande Récession.

GRAPHIQUE 2  Pertes en production potentielle en 2015 (en %)

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source : Ball (2014)

Pour rattraper la trajectoire d’avant-crise et combler les pertes en production potentielle consécutives à la Grande Récession, il faudrait que le taux de croissance de la production potentielle soit supérieur à sa valeur d’avant-crise. Dans plusieurs pays, la production potentielle a chuté significativement sous sa trajectoire d’avant-crise, mais le taux de croissance de la production potentielle n’est pas loin de sa valeur d’avant-crise. Dans certains pays, le taux de croissance de la production potentielle est bien plus faible qu’auparavant, ce qui signifie que les pertes en production potentielle ne cessent de s’accroître au cours du temps : la production s’éloigne de plus en plus de sa trajectoire d’avant-crise. C’est en particulier le cas de l’Espagne, de la Finlande, de la Hongrie, de l’Irlande, de l’Italie, de la Pologne, du Portugal. En moyenne, pour l’ensemble des pays de l’OCDE, le taux de croissance de la production potentielle s’élevait à 2,39 % avant la Grande Récession, puis à 1,68 %. Pour la France, il s’élevait à 2,08 % avant la crise et devrait s’élever à 1,48 % en 2015.

 

Références

BALL, Laurence M. (2014), « Long-term damage from the Great Recession in OECD countries », National Bureau of Economic Research, working paper, n° 20185, mai.

BLANCHARD, Olivier, & Lawrence SUMMERS (1986), « Hysteresis in unemployment », in European Economic Review, vol. 31.

HALL, Robert E. (2014), « Quantifying the lasting harm to the U.S. economy from the financial crisis », National Bureau of Economic Research, working paper, n° 20183, mai.

HALTMAIER, Jane (2012), « Do recessions affect potential output? », Federal Reserve, international finance discussion paper, n° 1066.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:02

Les transferts de revenu réalisés par les émigrés au profit de leur pays d’origine ont fortement augmenté au cours des dernières décennies. Les envois de fonds des émigrés au profit des pays en développement atteignaient juste 47 milliards de dollars (constants de 2011) en 1980 [Clemens et McKenzie, 2014]. Leur montant doubla entre 1990 et 2000 en passant de 49 à 102 milliards de dollars. Puis, il doubla au cours de la décennie suivante, atteignant 321 milliards en 2010. Les transferts des migrants pourraient avoir représenté 414 milliards de dollars en 2013, soit un montant trois fois supérieur à celui de l'aide publiqueau développement [Bettin et alii, 2014]. Bref, ils représentent une part substantielle et croissante des flux internationaux de capitaux à destination des pays en développement, si bien qu’ils pourraient un rôle significatif sur leur croissance économique.

GRAPHIQUE  Flux financiers à destination des pays en développement (en milliards de dollars constants 2011)

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source : Clemens et MacKenzie (2014)

Les envois de fonds sont susceptibles d’influencer le développement économique via plusieurs canaux. Tout d’abord, avec le transfert de revenu réalisés par les émigrés au profit des membres de leur famille restés dans leur d’origine, ces derniers obtiennent une source de revenu supplémentaire, si bien que les envois de fonds pourraient contribuer à y réduire la pauvreté et y soutenir la consommation, ce qui stimule la demande locale. D’autre part, ces transferts de revenu sont susceptibles de financer l’accumulation de capital, donc de faciliter le décollage (takeoff) de l’activité dans les pays en développement. Bref, ils pourraient contribuer à briser le cercle vicieux de sous-développement et à sortir les pays à faible revenu de leur trappe à pauvreté, à la fois en stimulant l’offre et la demande. Toutefois, rien n’assure que ces transferts de revenu soient effectivement utilisés pour financer l’investissement productif ou l’investissement en capital humain (l’éducation). Il ne faut en outre pas oublier que si l’émigration peut constituer une source de revenu pour le pays d’origine, elle y réduit par définition la population active et détériore par là même la croissance potentielle, en particulier si ce sont les travailleurs qualifiés qui optent pour l’émigration. Cet effet est compensé à long terme si les émigrés reviennent ensuite dans leur pays d’origine, en particulier s’ils reviennent plus qualifiés.

Les économies en développement sont particulièrement vulnérables aux chocs, notamment en raison du sous-développement de leur système financier. En l’occurrence, si les catastrophes naturelles tendent à stimuler l’activité dans les pays avancés, mais tendent par contre à la dégrader dans les pays en développement, c’est peut-être précisément parce que les premiers disposent d’un système assurantiel dont les seconds sont dépourvus. Dans ce contexte, les transferts de revenu des émigrés pourraient se substituer au système financier domestique pour jouer ce rôle d’assurance et permettre à l’économie de mieux absorber les chocs en lissant les dépenses de consommation. La capacité des envois de fonds de la part des migrants à lisser les fluctuations économiques dépendent notamment des motifs selon lesquels ces envois sont réalisés. Si les transferts sont réalisés selon un motif altruiste, ils devraient être contracyliques avec la production dans le pays d’origine : le volume des afflux de transferts devrait s’accroître durant les ralentissements de l’activité dans le pays d’origine, compensant la chute de revenu que connaissent les membres de la famille qui y sont restés, si bien qu’ils permettraient d’y lisser les fluctuations de l’activité. Si les transferts sont réalisés selon un motif d’investissement, ils devraient être procycliques, puisqu’ils devraient diminuer lorsque l’économie d’origine connait un ralentissement de l’activité. Enfin, un accroissement du revenu gagné par les émigrés devrait les amener à transférer davantage d’argent à leur pays d’origine, si bien que les transferts devraient tendre à être procycliques avec l’activité économique dans le pays d’émigration. 

Giulia Bettin, Andrea Presbitero et Nikola Spatafora (2014) ont observé comment les transferts internationaux d’argent réalisés par les migrants au profit des membres de leur famille restés dans leur pays d’origine sont affectés par les caractéristiques structurelles, les conditions macroéconomiques et les choses adverses survenant dans les pays émetteurs de ces transferts et les pays qui en sont les récepteurs. Pour cela, ils ont observé les transferts réalisés par les immigrants de 103 provinces italiennes vers 87 pays en développement sur la période s’étalant entre 2005 et 2011. Les transferts des migrants sont négativement corrélés avec le cycle d’affaires dans les pays récepteurs et s’accroissent fortement en réponse aux chocs adverses, tels que les désastres naturels ou la chute des échanges extérieurs. En outre, les transferts sont positivement corrélés avec le PIB potentiel des pays récepteurs. L’ensemble de ces résultats suggère ainsi que les transferts sont réalisés selon des motifs d’altruisme et d’investissement. Le développement financier dans l’économie émettrice, qui facilite l’accès des migrants aux services financiers et réduit les coûts de transaction, est positivement associé avec les transferts des migrants. Le développement financier du pays bénéficiaire est négativement associé avec les transferts des migrants, ce qui suggère que ces transferts contribuent à atténuer les contraintes de crédit que subissent les pays en développement et pourraient par là même favoriser leur croissance économique. 

Malgré ces résultats et l’essor du volume de transferts réalisés par les migrants au cours des dernières décennies, les études ne sont pas parvenues à détecter leurs effets sur la croissance économique. Michael Clemens & David McKenzie (2014) suggèrent trois explications. Tout d’abord, il se pourrait que l’accroissement des transferts des migrants que l’on a observé ces dernières décennies soit illusoire : il s’expliquerait, non pas par un accroissement des flux réels, mais par des erreurs de mesure. Deuxièmement, les régressions de panel comparant différents pays peuvent ne pas pouvoir détecter les effets des transferts sur la croissance et ce même s’il n’y a pas d’erreurs de mesures dans l’ampleur des transferts. Troisièmement, l’essor du volume des transferts s’explique essentiellement par l’essor de la migration, or celle-ci a un coût sur le pays d’origine, notamment la contraction de la population active. Même si l’impact positif des transferts de revenu est supérieur à l’impact négatif, l’effet net est susceptible d’être insuffisamment large pour être détecté dans les régressions de croissance transnationales. Au final, Clemens et McKenzie en concluent que l’émigration et les transferts de revenus réalisés par les émigrés ont des effets significatifs sur la pauvreté dans le pays d’origine, mais que leurs effets sur la croissance du pays d’origine resteront insaisissables par les études empiriques.

 

Références

BETTIN, Giulia, Andrea F. PRESBITERO & Nikola SPATAFORA (2014), « Remittances and vulnerability in developing countries », Banque mondiale, policy research working paper, n° 6812.

CLEMENS, Michael A., & David MCKENZIE (2014), « Why don’t remittances appear to affect growth? », Banque mondiale, policy research working paper, n° 6856. 

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